CFP: Les banques centrales dans la Grande Guerre/ Central banks in the Great War

Histoire Eco
Cette liste est un service offert par l’Association Française d’Histoire Économique (AFHE).

Appel à contributions

Les Banques centrales dans la Grande Guerre

Colloque historique international, Banque de France, Paris, 13 et 14 novembre 2014

Coordination scientifique : O. Feiertag et M. Margairaz

La Première Guerre mondiale constitue une césure importante dans l’histoire des banques centrales comme dans l’histoire globale des économies et des sociétés.

Elle transforme radicalement la place et le rôle des banques nationales d’émission, comme on les appelait encore à la veille de 1914, au sein des États et des systèmes monétaires et financiers. Elle marque une étape importante dans le processus historique d’émergence des banques centrales proprement dites.

La guerre totale concerne en effet les banques centrales, dans les pays belligérants comme dans une mesure qui reste à préciser dans les pays neutres, à travers trois phénomènes historiques majeurs :

- les conditions du financement de la guerre que ce soit au moyen des avances directes de l’institut d’émission au Trésor, à travers sa participation au placement des émissions publiques ou encore de son rôle accru dans le financement direct ou indirect de l’économie.

- Les modalités de l’émission fiduciaire et plus généralement de la création monétaire, sous le triple effet de l’augmentation rapide de la masse monétaire, de la multiplication des petites coupures et de l’accroissement de la monnaie scripturale (virement et chèques).

- La nationalisation des règlements internationaux : contrôle et « politique » des changes, négociation des crédits internationaux, naissance de la coopération monétaire internationale.

L’examen des conditions historiques de cette mutation est au centre du colloque : comment les différentes banques d’émission, dans les pays belligérants comme dans les pays restés neutres, ont été profondément transformées par la Première Guerre mondiale, accélérant leur mutation en banques véritablement centrales ? Et à l’inverse, on se demandera aussi dans quelle mesure les banques centrales ont été partie prenante du jeu d’acteurs de la guerre et ont pu peser, dans un sens ou dans un autre, sur l’évolution du conflit. La période prise en considération concerne la guerre proprement dite entre 1914 et 1918, mais prendra également en compte, en amont, les évolutions qui ont précédé et souvent préparé l’entrée des banques centrales en guerre, et en aval, les conséquences immédiates de la guerre pour les banques centrales, au moins jusqu’à la conférence de Bruxelles de 1920.

Ainsi comprise, cette question se décompose en quatre directions principales de recherche :

- 1. Dans quelle mesure la guerre a-t-elle modifié la place et les missions des banques d’émission au sein des structures des États, singulièrement vis-à-vis des Trésoreries nationales ?

- 2. Comment a évolué le rôle des banques centrales au sein des systèmes monétaires et financiers, notamment par rapport aux banques commerciales ? Quelles conséquences a eu cette évolution sur l’organisation et la gouvernance des banques centrales elles-mêmes ?

- 3. Comment la guerre a contribué à faire évoluer l’internationalisation des activités des banques centrales, notamment à travers le développement de formes nouvelles de coopération monétaire et financières internationales ?

- 4. Dans quelle proportion la guerre a contribué à renouveler la doctrine et les normes du central banking et, au-delà, la théorie monétaire et financière ?

Les propositions de contribution s’efforceront de prendre en compte certains aspects de ce questionnement, sur la base de la bibliographie existante et de sources historiques originales, en particulier d’archives primaires et/ou publiées.

Modalités pratiques de l’appel à contributions :

Langues de travail : Français et Anglais

Les projets de communications (titre de la contribution, présentation d’une quinzaines de lignes, comportant la mention des sources envisagées, court CV) doivent être envoyés avant le 15 septembre 2013 à :

1069-historique-ut

Le résultat de l’évaluation scientifique des propositions de contribution par le conseil scientifique de la Mission historique de la Banque de France sera connu le 30 octobre 2013

Les contributeurs retenus s’engagent à fournir avant le 15 septembre 2014 le texte de leur intervention d’un volume d’environ 40 000 signes espaces compris, en français ou en anglais.

La Mission historique de la Banque de France prendra en charge le financement des déplacements à Paris pour le colloque et l’hébergement des contributeurs pendant la durée du colloque.

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Call for papers

Central banks in the Great War

International historical symposium, Banque de France, Paris, 13 and 14 November 2014

Scientific coordination: O. Feiertag and M. Margairaz

World War I was a major turning point in the history of central banks, as in the world history of economies and societies.

It radically altered the place and the role of national banks of issue – as they were still called before 1914 – within States and monetary and financial systems. It was a major milestone in the historical emergence of actual central banks.

Indeed, this total war affected central banks, both in belligerent countries and – to an extent that remains to be clarified – in neutral countries, through three major historical phenomena:

- The conditions for financing the war, through direct advances from the issuing bank to the Treasury, through its participation in the investment of government securities or through its increased involvement in the direct or indirect financing of the economy.

- The terms of banknote and coin issuance and more generally money creation, under the triple effect of the sharp rise in money supply, the increase in the number of small denominations and the growth in cashless payments (transfers and cheques) .

- The nationalization of international settlements: foreign exchange controls and "policy", negotiation of international loans, emergence of international monetary cooperation.

The symposium will focus on examining the historical conditions of this transformation: how did World War I manage to deeply transform the different issuing banks – both in belligerent countries and neutral countries – accelerating their transformation into proper central banks? And conversely, we will also ask ourselves to what extent central banks were actually involved in the war and may have weighed, in one way or another, on the development of the conflict. The period under review spans the actual war from 1914 to 1918, but also takes into account the events that preceded and often prompted central banks’ entry into war as well as the immediate consequences of the war for central banks, at least up until the Brussels Conference of 1920.

This issue may be broken down into four main research directions:

- 1. To what extent did the war change the place and the tasks of issuing banks within governmental structures, and in particular vis-à-vis national treasuries?

- 2. How has the role of central banks evolved within monetary and financial systems, in particular in relation to commercial banks? What effect has this had on the organization and governance of central banks themselves?

- 3. How did the war contribute to the further internationalization of central bank activities, in particular through the development of new forms of international monetary and financial cooperation?

- 4. To what extent did the war contribute to renewing the central banking doctrine and standards and, beyond that, monetary and financial theory?

The proposed contributions should endeavor to take into account some of the points raised above, on the basis of the existing literature and of original historical sources, in particular primary and / or published archives.

Practical information:

Working languages: French and English

Contribution proposals (title of the contribution, 15-line presentation including a mention of the sources considered, short CV) should be sent by 15 September 2013 to:

1069-historique-ut

The scientific council of the Mission historique of the Banque de France will announce the results of the scientific assessment of the proposed contributions on 30 October 2013.

The selected contributors shall agree to provide by 15 September 2014 the text of their speech of approximately 40,000 characters including spaces, in French or English.

The Mission historique of the Banque de France shall bear contributors’ travel costs to the symposium in Paris and their accommodation costs for the length of the symposium.


Appel à communication: les économistes et le pouvoir

Histoire Eco
Association Française d’Histoire Économique (AFHE).

Chèr-e-s collègues,

Veuillez trouver ci-dessous l’appel à communication pour le :

15e Colloque international

de l’Association Charles Gide pour l’étude de la pensée économique

Lyon, Jeudi 22, Vendredi 23 et Samedi 24 mai 2014

LES ECONOMISTES ET LE POUVOIR

APPEL À COMMUNICATION

(Date limite de soumission des propositions : 1e septembre 2013)

Le 15e Colloque international de l’Association Charles Gide pour l’Étude de la Pensée Économique (ACGEPE) sera organisé à l’Université Lumière-Lyon 2, du 22 au 24 mai 2014. Ce colloque international est organisé par le laboratoire TRIANGLE (UMR n° 5206 du CNRS).

Il accueille des communications portant sur l’ensemble des thèmes relevant de l’histoire de la pensée économique. Il propose également des sessions sur un thème spécifique : « Les économistes et le pouvoir ».

« Practical men, who believe themselves to be quite exempt from any intellectual influences, are usually the slaves of some defunct economist ».

John Maynard Keynes, 1936.

La crise financière et économique actuelle, parce qu’elle interroge à la fois la nature du savoir produit par la science économique d’aujourd’hui et les pratiques des économistes — en tant qu’experts, conseillers, voire membres de gouvernements dit technocratiques — incite les économistes à redoubler de réflexivité sur leur influence et leur responsabilité. C’est plus précisément la relation des économistes au pouvoir politique au cours de l’histoire que nous souhaiterions voir étudiée dans ces sessions thématiques. Les propositions de communications pourront par exemple aborder les trois niveaux suivants :

Savoir économique et pouvoir : quelle réflexivité des économistes ? Décrite alternativement comme « science de gouvernement », science de l’affectation des ressources rares à des fins alternatives laissées à la libre appréciation des gouvernants, science pure, science morale, la science économique doit-elle ou peut-elle être « neutre », pour reprendre l’adjectif choisi par Lionel Robbins en 1932 ? Comment peut-elle se décliner en savoirs purs ou autonomes, et en savoirs pratiques, dans la conduite de politiques économiques ou de réformes sociales ? Comment composer, en tant qu’économiste, avec l’éventuelle performativité des énoncés de la théorie économique ? Outre les positions épistémologiques de chacun, peut-on identifier des périodes historiques de « crise » méthodologique ou épistémologique, faisant écho à nos interrogations actuelles ?

Les économistes du pouvoir. Il s’agit d’aborder ici le rôle explicite des économistes auprès ou au sein du pouvoir politique. Notons tout d’abord les fonctions institutionnelles de plusieurs économistes en tant que « conseillers du Prince », de François Quesnay et ses disciples aux bâtisseurs de plans au cours des XIXe et XXe siècles ou aux experts contemporains au sein d’organismes d’études, de conseils économiques. Notons ensuite les fonctions de parlementaires exercées par certains (Ricardo à la Chambre des communes par exemple), ou les fonctions de ministres endossées par d’autres (Turgot, Schumpeter, etc.). Notons enfin le rôle des économistes dans divers think tanks, groupes de pression engagés au service de partis politiques. Ces différentes fonctions ont-elles fait progresser la théorie économique ?

Le pouvoir politique des idées économiques. Au-delà des engagements politiques éventuels, quel fut l’usage politique des théories ou des savoirs économiques ? La théorie peut-elle devenir un instrument politique ? Les économistes sont-ils responsables de ces usages ? Plus largement, avec l’idée de performativité de la science économique, les politologues et les sociologues ont renouvelé l’interrogation sur le rôle des économistes dans l’action sur le réel, ou proposé des analyses nuancées des modalités de circulation du savoir. Les sessions thématiques du colloque pourront ainsi également réfléchir à la difficulté des pouvoirs publics à considérer l’expertise économique.

Les propositions de communications prendront la forme d’un résumé d’environ 500 mots. Elles devront être déposées au plus tard le 1e septembre 2013 à l’adresse suivante du site du colloque :

http://gide2014.sciencesconf.org/user/submit

Des propositions de sessions complètes sont également les bienvenues : elles doivent le cas échéant comporter un titre, un résumé de chacune des propositions de communications, et indiquer le nom des présidents de session.

Contact : gide2014

Site web du colloque : http://gide2014.sciencesconf.org

Comité scientifique

Franck Bessis (Triangle, Université Lyon 2)

Tito Boeri (Université Luigi Bocconi, Milan, Directeur du Festival dell’Economia di Trento)

Pascal Bridel (Centre Walras-Pareto, Université de Lausanne)

Loïc Charles (EconomiX, Université de Reims)

Pierre Dockès (Triangle, Université Lyon 2)

Gilbert Faccarello (Triangle, Université de Paris II)

Ludovic Frobert (Triangle, CNRS – ENS Lyon)

Roger Guesnerie (Paris School of Economics, Collège de France)

Marco Guidi (Université de Pise, Italie)

Pascal Le Merrer (Gate, ENS de Lyon, Directeur des «Journées de l’économie»)

Jean-Hervé Lorenzi (Président du Cercle des économistes)

Arnaud Orain (LED, Université de Paris 8)

Renaud Payre (Triangle, Institut d’études politiques de Lyon)

Jean-Paul Pollin (LEO, Université d’Orléans)

André Tiran (Triangle, Université Lyon 2)

Comité d’organisation

Clément Coste (Triangle, Université Lyon 2)

Gilbert Faccarello (Triangle, Université de Paris II)

Jean-Baptiste Fréry (Triangle, Université Lyon 2)

Ludovic Frobert (Triangle, CNRS – ENS Lyon)

Marion Gaspard (Triangle, Université Lyon 2)

Rebeca Gomez Betancourt (Triangle, Université Lyon 2)

Sylvère Matéos (Triangle, Université Lyon 2)

Jean-Pierre Potier (Triangle, Université Lyon 2)

Christophe Salvat (Triangle, CNRS – ENS Lyon)

Claire Silvant (Triangle, Université Lyon 2)


Appel à communications – journée d’étude grandes entreprises (doctorants)

Histoire Eco
Association Française d’Histoire Économique (AFHE).

Bonjour,

Nous organisons une journée d’études sur les grandes entreprises destinée aux doctorant.e.s. Le but est avant tout de créer un espace d’échanges sur cet objet et, à terme, créer une communauté de travail qui pourra se réunir régulièrement.

Cette journée aura lieu le 28 novembre 2013 au CSO. La date limite d’envoi des propositions est fixée au 1er juillet.

Vous trouverez ci-dessous l’appel à communication complet. N’hésitez pas à contacter l’un d’entre nous si vous avez des questions.

[Nous vous prions de nous excuser par avance pour les inévitables doublons]

Cordialement,

Sebastian Billows et Scott Viallet-Thévenin (doctorants au CSO)
sebastian.billows
scott.vialletthevenin

Appel à communications

Grandes entreprises : journée d’études doctorants

Journée soutenue par le Centre de sociologie des organisations (CNRS – Sciences Po)

Comité d’organisation : Denis Segrestin, Scott Viallet-Thévenin, Sebastian Billows

28 novembre au CSO

Le but de cette journée d’étude est de réunir les doctorants qui étudient les transformations récentes des grandes entreprises[1]. En effet, à notre connaissance, il n’existe pas à ce jour d’espace de coordination entre les chercheurs et doctorants s’intéressant à cet objet. Notre projet est de rassembler, au cours d’une journée animée et introduite par Denis Segrestin, des doctorant.e.s dont les recherches portent sur les grandes entreprises. Les participant.e.s seront invité.e.s à présenter une recherche en cours, quel que soit son état d’avancement. Des chercheur.e.s confirmé.e.s seront chargé.e.s de commenter les communications et d’animer la discussion. L’objectif de cette journée est également de constituer une communauté autour de ces questions, communauté qui, par la suite, pourra se réunir de manière périodique.

Tout en restant ouverts à d’autres approches, nous proposons ci-dessous des axes théoriques qui, nous l’espérons, seront utiles pour structurer les discussions. Par ailleurs, cette journée permettra d’évoquer les questions méthodologiques soulevées par l’étude des grandes entreprises. Quelles sources mobiliser sur un objet si complexe ? Comment entrer sur un terrain où les acteurs sont soucieux de la confidentialité ? Quels acteurs observer afin de saisir les mécanismes sociologiques pertinents ?

Axes théoriques proposés

Les entreprises contemporaines semblent être soumises à un triple processus de financiarisation, d’internationalisation et de libéralisation. Par financiarisation, on entend une plus grande pression exercée par les actionnaires au détriment du développement à long-terme de la firme. Par internationalisation, on entend à la fois une mise en concurrence accrue ainsi que l’importation de modèles de gestion. Par libéralisation, on entend une transformation du rôle de l’Etat, qui passerait d’un rôle d’actionnaire à un rôle de simple régulateur. Une démarche sociologique apporterait des éclairages sur ces processus. Sur leur intensité d’abord : ces tendances affecteraient les entreprises différemment selon leur taille, leur secteur d’activité ainsi que leurs liens historiques avec l’Etat. Une telle démarche permettrait ensuite d’identifier les mécanismes qui sous-tendent ces tendances. L’objectif de cette journée est de faire l’état des lieux des travaux de doctorants en cours portant sur ces thématiques.

Pourquoi s’attarder sur le cas des grandes entreprises ? Depuis le renouveau de la sociologie économique, l’activité marchande du secteur concurrentiel fait l’objet d’une grande attention. Cependant, l’entreprise en tant que telle n’a jamais été son objet principal. Et lorsque c’est le cas, les recherches ont porté principalement sur de petites et moyennes entreprises. En France notamment, la sociologie économique a traité en priorité les questions d’évaluation marchande (Callon et al., 2007 ; Karpik, 2007 ; Vatin, 2013), de dynamiques professionnelles (Champy, 2012), de réputation (Menger, 2009) et l’entreprenariat (Zalio, 2007). Les marchés sur lesquels la majorité des enquêtes ont porté sont des « marchés limites » (voir Steiner, 2006) dont l’étude vise à montrer les limites de la théorie économique néoclassique. Et pourtant, le capitalisme contemporain semble être organisé autour de quelques dizaines d’entreprises de très grande taille. Le chiffre d’affaires cumulé des entreprises du CAC 40 s’élevait en 2011 à 1324 milliards d’euros, une statistique comparable au PIB de l’économie française, qui frôlait 2000 milliards d’euros la même année.

Si l’école française de sociologie des organisations s’est intéressée aux grandes firmes (Friedberg, 1996 ; Reynaud, 1997 ; Tixier et Mauchamp, 2000), elle s’est concentrée sur les dynamiques internes à ces organisations. Nous estimons que ces travaux gagneraient à être complétés par un regard externe sur l’entreprise. Ainsi, nos axes s’inspirent fortement des questions propres à la political economy et notamment des travaux récents sur la diversité des capitalismes (Hall et Soskice, 2001 ; Streeck et Thelen, 2005). Ces travaux ont posé à juste titre la question de l’environnement politico-institutionnel des grandes firmes. Nous reprenons à notre compte l’étude des grandes firmes sous l’angle de leur environnement marchand, politique et institutionnel en y apportant des résultats de travaux empiriques mettant en lumière des mécanismes spécifiques. Nous proposons trois axes permettant de saisir les transformations récentes des grandes entreprises :

- L’actionnariat et les jeux concurrentiels. Une branche de la sociologie économique nord-américaine (Mizruchi, 2013 ; Useem, 1996) a montré le caractère fondamental des liens organiques entre grandes firmes pour comprendre les évolutions du capitalisme contemporain. En revanche, les travaux qui s’intéressent aux jeux concurrentiels dans des contextes oligopolistiques sont rares. Quelle serait, à l’instar de Simmel (1912), une approche sociologique des jeux concurrentiels entre très grandes firmes évoluant dans des marchés oligopolistiques ? En outre, la littérature existante sur la gouvernance des firmes s’en tient à des considérations très macrosociologiques, sans préciser les mécanismes à l’œuvre au niveau des firmes. Appliquer ces questions à la France exige de prendre en compte le rôle des administrations publiques qui gèrent les participations de l’Etat.

- L’environnement politico-juridique et la régulation commerciale. Il a été établi de longue date que la structure et le fonctionnement des grandes entreprises est tributaire de l’environnement législatif (Fligstein, 1990) et politique (Dobbin, 1994). Autrefois considérées uniquement comme des facteurs exogènes, les normes juridiques et les contraintes politiques sont désormais intégrées à un processus cyclique de régulation où les acteurs privés jouent un rôle prépondérant (Carruthers et Halliday, 2009 ; Pélisse, 2011). Outre les acteurs privés, tels que les entreprises elles-mêmes, les professions juridiques et les administrations publiques semblent tenir une place primordiale. Le rôle de tutelle est particulièrement prégnant dans les pays, tels que la France, où le « capitalisme d’Etat » est encore de mise.

- Syndicats, relations professionnelles et régulation sociale. On constate, notamment en France, une profusion de travaux ethnographiques sur les relations professionnelles (Benquet, 2010 ; Beaud et Pialoux, 1999). Ces travaux gagneraient à être mis en perspective avec la question de la régulation politico-institutionnelle des grandes entreprises. Par exemple, une façon d’établir ce lien consisterait à s’intéresser à l’inscription politique et institutionnelle des normes juridiques censées protéger les travailleurs (Edelman et al., 1999 ; Dobbin et Kelly, 2007).

Organisation de la journée et participation

Les doctorant.e.s et jeunes docteur.e.s intéressé.e.s devront envoyer à Sebastian Billows et à Scott Viallet-Thévenin (voir adresses mail ci-dessous) un document de 4 pages au plus tard le 1er juillet précisant, à propos de leur thèse, les aspects suivants :

- Le titre

- La/les question/s de recherche

- La méthodologie et éventuellement les données récoltées

- Les hypothèses de travail et/ou les résultats définitifs

- En 5000 signes environ, une question spécifique tirée du travail de thèse qui se rapporte à une ou des thématiques suggérées dans l’appel, qui donnera lieu, le cas échéant, à une communication plus développée lors de la journée.

- Les noms, prénoms, affiliation institutionnelle, discipline et adresse mail

Ce document permettra au comité d’organisation d’apprécier l’adéquation des recherches poursuivies par les postulant.e.s avec les perspectives proposées par la journée.

Les doctorant.e.s retenu.e.s devront présenter une communication d’une dizaine de minutes reprenant la question évoquée à la fin de leur proposition. Ils seront encouragés à envoyer au préalable une version écrite de leur communication (à titre indicatif : 35 000 signes). La présentation sera suivie d’une discussion avec la salle. La journée sera structurée autour de plusieurs sessions thématiques coordonnées par un.e ou des chercheur.e.s confirmé.e.s.

La journée se tiendra le 28 novembre dans les locaux du CSO (CNRS-Sciences Po) à Paris. Au cours et à l’issue de la journée, nous proposerons des moments conviviaux à la charge de l’organisation.

Comité d’organisation

Denis Segrestin, denis.segrestin

Scott Viallet-Thévenin, scott.vialletthevenin

Sebastian Billows, sebastian.billows

BIBLIOGRAPHIE

Beaud S., Pialoux M. Retour sur la condition ouvrière. Enquête sur les usines Peugeot de Sochaux-Montbéliard. Paris : Fayard, 1999.

Benquet M. Les damnées de la caisse : Enquête sur une grève dans un hypermarché. Bellecombe-en-Bauges : Les éditions du Croquant, 2010.

Callon M., Muniesa F., Millo Y. “An introduction to market devices.” In : Callon M, Muniesa F, Millo Y (eds.). Market Devices. Oxford : Oxford University Press, 2007. p. 1-12.

Champy F. La sociologie des professions. Paris : Presses universitaires de France, 2012.

Dobbin F., Kelly E. L. “How to Stop Harassment : Professional Construction of Legal Compliance in Organizations.” American Journal of Sociology. 2007. Vol. 112, n°4, p. 1203-1243.

Dobbin F. Forging Industrial Policy: The United States, Britain, and France in the Railway Age. Cambridge : Cambridge University Press, 1994.

Edelman L. B., Uggen C., Erlanger H. S. “The Endogeneity of Legal Regulation : Grievance Procedures as Rational Myth.” American Journal of Sociology. 1999. Vol. 105, n°2, p. 406-54.

Fligstein N. The Transformation of Corporate Control. Cambridge, Massachusetts : Harvard University Press, 1990.

Friedberg E. “Sociologie et action managériale : l’utilité d’une approche sociologique pour le management.” Gérer et comprendre. (Mars) 1996.

Hall P., Soskice D. Varieties of Capitalism: The Institutional Foundations of Comparative Advantage. Oxford : Oxford University Press, 2001.

Halliday T. C., Carruthers B. G. Bankrupt: Global Lawmaking and Systemic Financial Crisis. Stanford : Stanford University Press, 2009.

Karpik L. L’économie des singularités. Paris : Gallimard, 2007.

Menger P.-M. Le travail créateur: s’accomplir dans l’incertain. Paris : Seuil, 2009.

Mizruchi M. The Fracturing of the American Corporate Elites. Cambridge, Massachusetts : Harvard University Press, 2013.

Pélisse J. “‘Se donner le droit : la force des organisations face à la loi – Présentation’.”Droit et Société. 2011. n°77, p. 3-14.

Simmel G. Sociologie. Etude sur les formes de la socialisation. Paris : Presses universitaires de France, 1999.

Steiner P. “Le don d’organes : une typologie analytique.” Revue française de sociologie. 2006. Vol. 3, n°47, p. 479-506.

Streeck W., Thelen K. Beyond Continuity: Institutional Change in Advanced Political Economies. Oxford : Oxford University Press, 2005.

Tixier P.-E., Mauchamp N. EDF-GDF. Une entreprise publique en mutation. Paris : La Découverte, 2000.

Useem M. Investor Capitalism: How Money Managers are Changing the Face of Corporate America. New York : Harper Collins, 1999.

Vatin F. Evaluer et valoriser : Une sociologie économique de la mesure. Toulouse : Presses universitaires du Mirail, 2013.

Zalio P.-P. “Les entrepreneurs enquêtés par les récits de carrières : De l’étude des mondes patronaux à celle de la grammaire de l’activité entrepreneuriale.” Sociétés contemporaines. 2007. n°68, p. 59-83.

[1] En l’attente d’une définition sociologique, on pourra s’appuyer sur la définition donnée par l’INSEE : « Une grande entreprise est une entreprise qui a au moins 5000 salariés. Une entreprise qui a moins de 5000 salariés mais plus de 1,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires et plus de 2 milliards d’euros de total de bilan est aussi considérée comme une grande entreprise ».


Conv. Diplomado “Pasado y presente de la empresa en México y el Mundo” Inicia 5 de junio

Andrés Calderón

Título: Diplomado"Pasado y presente de la empresa en México y el Mundo"

Lugar: Universidad Iberoamericana, Ciudad de México

Fechas: 5 de junio de 2013 a 19 de marzo de 2013 (la mayoría de las sesiones tendrán lugar los miércoles, de 19 a 22 horas)

Reseña del Programa:

El diplomado busca generar una reflexión en torno a la empresa y a la historia empresarial, a través de un enfoque multidisciplinario desde los campos de la historia, la economía y la administración. Se dirige a historiadores, economistas, empresarios y al público en general interesado en el tema.

Coordinador: Mtro. Andrés Calderón Fernández

Profesores confirmados:

Gustavo del Ángel (CIDE)
Guadalupe Bosch de Souza (UIA – Departamento de Historia)
Mario Cerutti (UANL)
Guillermo Guajardo (UNAM)
Carlos Marichal (El Colegio de México)
Teresa Matabuena (UIA – Biblioteca Francisco Xavier Clavigero)
Marisol Pérez Lizaur (UIA – Departamento de Ciencias Sociales)
Gabriela Recio (AGN / CIDE)
Ilán Semo (UIA – Departamento de Historia)
Cristina Torales (UIA – Departamento de Historia)
Jesús Valdés (UIA – Departamento de Estudios Empresariales)

Liga: http://www.diplomados.uia.mx/programas.php?id_discipline=10&id_program=452

Sin más por el momento, y agradecido de la atención que prestan a estas líneas, quedo de Uds.,

Andrés Calderón Fernández.

poster_pasado_presente.pdf


Digital Humanities Luxembourg (DHLU) 2013 – AAC

Histoire EcoAssociation Française d’Histoire Économique (AFHE).

Bonjour à tous,

Bien que cet appel à contribution ne soit pas directement relié à
l’histoire économique, il est susceptible d’en intéresser certains
membres.

Bien à vous,
Frédéric Clavert


Conv. Becas para Estancias Cortas de Investigación Colección Latinoamericana Nettie Lee Benson

H Mexico

Conv. Becas para Estancias Cortas de Investigación 2013 en la Colección Latinoamericana Nettie Lee Benson de la Universidad de Texas en Austin
http://www.h-mexico.unam.mx/node/11308

.

Convocante:
La Secretaría de Relaciones Exteriores a través de la Dirección General para América del Norte y de la Dirección General del Acervo Histórico Diplomático

Tipo de convocatoria:
Otro

Fecha límite:
Mié, 2013-07-31

Correo electrónico:
dgahistorico

Teléfono:
3686-5030

Texto de la convocatoria:

La Secretaría de Relaciones Exteriores,

A TRAVÉS DE LA

Dirección General para América del Norte

Y DE LA

Dirección General del Acervo Histórico Diplomático

CONVOCAN AL

Programa de Estancias Cortas de Investigación

2013

en la Colección Latinoamericana Nettie Lee Benson

Universidad de Texas en Austin

BASES

  1. Podrán participar los ciudadanos mexicanos con grado académico de maestría o doctorado, o que estén por obtenerlo y cuya especialidad sea la historia de las relaciones internacionales de México, así como los extranjeros residentes en la República Mexicana que trabajen en instituciones de educación superior en México.
  2. Requisitos que deben cumplir los candidatos:
  • Para los extranjeros residentes en la República Mexicana, acreditar una antigüedad de trabajo de —al menos— tres años en alguna institución de educación superior en México.
  • Contar con pasaporte y visa estadounidense vigentes.
  • Presentar currículum vitae extenso.
  • Tener un conocimiento aceptable del idioma inglés.
  • Presentar publicaciones y/o investigaciones recientes.
  • Exhibir y dejar constancia de lo siguiente, según sea su caso: comprobación del grado académico, fecha de examen de titulación o preparación de la tesis de maestría o doctorado.
  • Ser investigador activo y especialista en historia de las relaciones internacionales de México, o con inclinación a buscar la especialidad en esta materia.
  • Tener experiencia en su campo de trabajo, avalada por dos investigadores, instituciones o dependencias de gobierno.
  • Manifestar por escrito su disposición a pasar una a dos semanas en la Universidad de Texas en Austin, lapso en el cual se compromete a realizar un trabajo de investigación en los fondos bibliográficos, hemerográficos y documentales de la Colección Latinoamericana Nettie Lee Benson.
  • Presentar un proyecto de investigación que verse sobre la historia de las relaciones internacionales de México, al que se incorporará el resultado del trabajo realizado en la Universidad de Texas en Austin.
  • Recabar el formato único de registro (anexo 1) para el Programa de Estancias Cortas de Investigación.
  1. El proceso de selección de los participantes será responsabilidad exclusiva de la Secretaría de Relaciones Exteriores; su fallo será inapelable y la convocatoria podrá declararse desierta.
  2. El Programa de Estancias Cortas de Investigación en la Colección Latinoamericana Nettie Lee Benson ofrecerá a los ganadores una beca de $2,000.00 dólares para cubrir los gastos de transportación, alojamiento, etc. durante su estancia de una a dos semanas en la Universidad de Texas en Austin.
  3. El Consulado General de México en Austin será el encargado de entregar el monto de las becas a los ganadores. Por consiguiente, los becarios deberán acudir a sus oficinas para recoger el cheque respectivo.
  4. Al término del Programa de Estancias Cortas de Investigación en la Colección Latinoamericana Nettie Lee Benson, los becarios quedan obligados a presentar a la Dirección General del Acervo Histórico Diplomático de la Secretaría de Relaciones Exteriores, en un plazo máximo de cinco días hábiles, un reporte de trabajo (anexo 2) sobre los resultados de su estadía en la Universidad de Texas en Austin, así como una constancia de su estancia expedida por el Centro Mexicano delInstituto de Estudios Latinoamericanos Teresa Lozano. Dicho plazo corre a partir del día hábil siguiente en que concluye la estadía.
  5. Los aspirantes deberán registrarse y entregar su documentación en la Dirección de Documentación y Difusión de la Dirección General del Acervo Histórico Diplomático, ubicada en Av. Ricardo Flores Magón núm. 2, Edificio Triangular, Nivel 2, Ala “B”, Col. Guerrero, Delegación Cuauhtémoc, C.P. 06300, México, D.F., de lunes a viernes, de 9:00 a 18:00 horas. Teléfono: 3686-5030. Correo electrónico: dgahistorico
  6. Las publicaciones y/o los trabajos de investigación que se presenten no serán devueltos a sus autores.
  7. El plazo de inscripción y entrega de documentos será del 1º. de mayo al 31 de julio de 2013.
  8. Los registros de inscripción remitidos por correo deberán ser recibidos dentro del plazo señalado.
  9. El resultado de la convocatoria se comunicará por escrito a los participantes beneficiados.
  10. Los ganadores del Programa de Estancias Cortas de Investigación en la Colección Latinoamericana Nettie Lee Benson podrán hacer efectiva la beca un mes después de su notificación.
  11. La beca será vigente hasta el 30 de noviembre de 2013, por ningún motivo podrá aplicarse después de esta fecha.
  12. Información adicional con Salvador Rodríguez Carrillo, Director de Documentación y Difusión del Acervo Histórico Diplomático, en el correo electrónico srodriguezc .

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L’approvisionnement des villes portuaires en Europe du XVIe siècle à nos jours

Histoire Eco
Association Française d’Histoire Économique (AFHE).

Chers Collègues, Veuillez trouver ci-dessous un appel à communication pour un colloque sur "L'approvisionnement des villes portuaires en Europe du XVIe siècle à nos jours" qui aura lieu à Bordeaux le 20 et 21 mars 2014 Les propositions peuvent être envoyées jusqu'au 1er juin 2013
Bien cordialement
P. Meyzie
Philippe Meyzie Maître de conférences en histoire moderne Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3 Philippe.Meyzie@u-bordeaux3.fr

Appel à communication

Colloque international organisé par le CEMMC (Centre d’Etudes des Mondes Moderne et Contemporain) dans le cadre de l’axe « Identités et Territoires des villes portuaires XVIe-XXe siècle »
Université Bordeaux 3

L’approvisionnement des villes portuaires en Europe
du XVIe siècle à nos jours

Depuis les travaux de Jean-Claude Perrot sur Caen, de Steven Kaplan et de Reynald Abad sur Paris, d’Alberto Guenzi sur Bologne ou de Roger Scola sur Manchester, l’approvisionnement des villes de l’Europe moderne a été largement abordé à travers de nombreux exemples. Les aires d’approvisionnement ont fait l’objet de plusieurs publications collectives qui ont bien montré l’importance d’un arrière-pays aux dimensions variables selon les produits et les conjonctures. De leur côté, les études les plus récentes sur les villes portuaires ont apporté des précieux éléments sur cette question dont l’intérêt avait déjà été mis en lumière par Gérard Le Bouédec et Philippe Haudrère pour Lorient à travers l’exemple de la Compagnie des Indes ; elles ont aussi mis en évidence l’importance de la logistique portuaire et son influence sur l’espace urbain.
Il est donc intéressant aujourd’hui de tenter de dresser une typologie des dynamiques propres aux villes portuaires en France et en Europe, grâce à la rencontre entre spécialistes du fait portuaire et spécialistes des questions d’approvisionnement. Les villes portuaires sont des lieux d’interactions et d’attraction qui associent le monde du commerce, de la marine, de la pêche et une population de plus en plus nombreuse et cosmopolite du XVIe siècle à nos jours. Quels sont les besoins particuliers de ces villes portuaires, à la fois lieux de consommation et espaces de transit, marqués par la marine, les horizons lointains et l’essor du commerce ? Le régime alimentaire et les consommations des habitants des ports présentent-ils des singularités, en raison de la proximité de la mer et des produits qu’elle peut offrir, par le biais des activités de pêche et de commerce ? Comment les logiques d’approvisionnement ont-elles évolué dans la durée ? Peut-on encore distinguer des spécificités pour les villes portuaires à l’époque contemporaine ?Quelles conséquences l’approvisionnement a-t-il sur le paysage urbain, l’organisation de l’espace et les structures économiques ?
Si les liens avec l’avant-pays sont assez bien connus, les relations des villes portuaires avec leur arrière-pays en terme d’approvisionnement et le fonctionnement de ce marché intérieur restent encore en partie à explorer. Les communications pourront donc s’inscrire dans les différentes thématiques proposées

1) Nature de l’approvisionnement. Les besoins de villes portuaires doivent être analysés à la lumière des fonctions dominantes et de l’économie maritime : ports de pêche, arsenaux, ports coloniaux, etc. L’approvisionnement concerne alors aussi bien les produits agricoles de l’arrière-pays nécessaires à la consommation des habitants ou la nourriture des marins, les fournitures de la marine que les besoins des ports-arsenaux ou les denrées et produits divers servant aux exportations vers l’Europe ou l’outre-mer. Il convient donc de réfléchir sur la nature et les évolutions de ces divers types d’approvisionnement.

2) Acteurs et réseaux d’approvisionnements. Les réseaux d’approvisionnement et leur fonctionnement doivent également être pris en compte. Quelle influence les villes portuaires exercent-elles sur leur hinterland à travers leurs approvisionnements ? Quels en sont les relais (petites villes, fleuves, notables ruraux, marchands) ? Comment les chaînes logistiques s’organisent-elles et se transforment-elles dans la durée ? Comment l’évolution des moyens de transport a-t-elle pu modifier les circuits d’approvisionnement ?Le contrôle de cet approvisionnement licite ou illicite par les villes, les chambres de commerce, les entreprises (courtage, transport, industrie agro-alimentaire) ou l’Etat est un domaine également à explorer.

3) Transformation, conditionnement et stockage. Les activités des villes portuaires portent l’empreinte de ces approvisionnements. Les produits acheminés doivent répondre à des attentes spécifiques liées, par exemple, aux besoins de la marine. Le colloque accordera donc une attention toute particulière au conditionnement des produits, notamment alimentaires, à leurs transformations(huileries, raffineries de sucre, minoterie, biscuiterie, chantiers navals, etc) ainsi qu’à l’organisation logistique des zones de stockage en particulier les installations frigorifiques et les gares entrepôts. L’influence de ces activités sur l’espace urbain (construction, organisation), sa structure économique et sociale, devra être prise en compte.

4) Approvisionnements et crises. L’étude historique de l’approvisionnement des villes portuaires ne doit pas cependant se limiter aux structures, mais doit prendre en compte le temps court de la crise pour voir comment les villes portuaires font face aux guerres, aux traités commerciaux ou au déclin des empires coloniaux qui modifient les conditions d’approvisionnement. Comment les villes-portuaires se transforment-elles et s’adaptent-elles pour faire face aux nouveaux besoins de la marine, à l’essor du commerce colonial, puis à son déclin ? Comment les édiles municipaux trouvent-ils des solutions de secours lors des périodes de famines ou d’épidémies ? Les ports sont-ils les lieux de révoltes alimentaires spécifiques ?

Date et lieu du colloque :
20-21 mars 2014
Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3

Comité d’organisation :
Caroline Le Mao, maître de conférences en histoire moderne, IUF/Université Bordeaux 3
Philippe Meyzie, maître de conférences en histoire moderne, Université Bordeaux 3

Comité scientifique :
Philippe Chassaigne, professeur d’histoire contemporaine, Université Bordeaux 3
Caroline Le Mao, maître de conférences en histoire moderne, IUF/Université Bordeaux 3
Bruno Marnot, professeur d’histoire contemporaine, Université La Rochelle
Philippe Meyzie, maître de conférences en histoire moderne, Université Bordeaux 3
Thierry Sauzeau, maître de conférences HDR en histoire moderne, Université de Poitiers
Jean-Pierre Williot, professeur d’histoire contemporaine, Université de Tours

Modalités pratiques :
Les propositions de communication (20 minutes) pourront être soumises avant le 1er juin 2013 (résumé de 1000 mots maximum et un CV) en français ou en anglais et envoyées à Caroline Le Mao Caroline.Le-Mao @ u-bordeaux3.fr et Philippe Meyzie Philippe.Meyzie @ u-bordeaux3.fr

Afin de faciliter les discussions au cours du colloque, une version écrite des communications sera demandée à chaque participant et devra être remise avant le 1er mars 2014.


		

Conv. artículos Revista Agua y Territorio hasta 30 de agosto

H México
Paola Chenillo

Conv. artículos Revista Agua y Territorio
Dossier: Megaproyectos hídricos y gobernanza ambiental
Dossier: Megaproyectos hídricos: Afectados y resistencias

Convocante:
Revista Agua y Territorio, núms. 3 y 4

Tipo de convocatoria:
Artículo

Fecha límite:
Vie, 2013-08-30

Texto de la convocatoria:

Estimados amigos:
Revista Agua y Territorio
http://revistaselectronicas.ujaen.es/index.php/atma/index
Números 3 & 4: Megaproyectos Hídricos

Los grandes proyectos de infraestructura hídrica, como las presas, los trasvases y las hidrovías, son símbolos de progreso y modernización. Sin embargo, su construcción frecuentemente implica graves impactos para ecosistemas y comunidades humanas. Por lo tanto, los megaproyectos hídricos se destacan como un fenómeno paradigmático en el panorama de los conflictos socio-ambientales contemporáneos.

Proponemos explorar los megaproyectos hídricos desde dos perspectivas. Por un lado, es importante identificar las relaciones del poder económico y los procesos políticos que promueven y legitiman tales proyectos. ¿Cuáles son los ejes de la gobernanza ambiental en torno a los megaproyectos hídricos? Por el otro lado, proponemos una mirada que se centra en las experiencias de las comunidades afectadas por estos proyectos. ¿Cómo se manifiestan los impactos que sufren, y cuales son sus modalidades de resistencia?

Basado en estas dos perspectivas, invitamos contribuciones para dos dossiers paralelos, para publicarse en dos números sucesivos de Agua y Territorio.

Dossier: Megaproyectos hídricos y gobernanza ambiental
Coordina: Alex Latta, Wilfrid Laurier University, Canadá
Alice Poma, Universidad Pablo de Olavide y EEHA-CSIC

Durante la mayor parte del siglo veinte, los megaproyectos hídricos aparecían en el paisaje como una expresión del poder del estado modernizador, frutos de nacionalismos económicos y liderazgos políticos. En las últimas tres décadas este escenario ha cambiado dramáticamente. Con la consolidación de la globalización económica en el marco del paradigma neoliberal, son las grandes empresas transnacionales que dominan el ámbito de las infraestructuras hídricas, en connivencia con los Estados que juegan un papel de facilitadores, promotores y protectores de la inversión privada. La estrecha relación entre el Estado y el capital ha dado lugar a una intensificación de inversión en proyectos hídricos para la generación de energía, el regadío, el transporte y el abastecimiento al consumo urbano e industrial.

La construcción de megaproyectos implica la coordinación y mediación entre intereses divergentes. Para este dossier planteamos la necesidad de estudiar las relaciones sociales y económicas que promueven los megaproyectos hídricos, y asimismo las políticas públicas y manejos políticos que dan lugar a la aprobación y legitimación de tales proyectos. Si la construcción de la infraestructura casi siempre ha implicado un choque entre el interés general y los derechos de los desplazados o afectados, hoy en día las ganancias de las empresas y de los inversionistas son también fundamentales en la contienda entre intereses. Frente a la conflictividad asociada a los megaproyectos hídricos, ¿cuáles son los modos de gobernanza que predominan, y cuáles son sus implicaciones para la participación democrática en las políticas ambientales?

Invitamos a la exploración de este tema en sus varias dimensiones, entre ellas el poder económico y político, normas legales, tácticas discursivas y publicitarias, prácticas de responsabilidad empresarial, modelos de evaluación de impacto socioambiental, y estrategias de control, represión y conciliación. Privilegiaremos los análisis que sitúan estudios de caso en contextos teóricos, presentan comparaciones binacionales y/o analizan procesos de relevancia al nivel regional o global.

…………………………..

Dossier: Megaproyectos hídricos: Afectados y resistencias
Coordina: Alice Poma, Universidad Pablo de Olavide y EEHA-CSIC
Alex Latta, Wilfrid Laurier University, Canadá

La construcción de nuevas infraestructuras produce la modificación, a veces irremediable, del territorio en el que se pretende instalarlas, cambiando radicalmente la vida de las personas que habitan aquel territorio. Allí donde los habitantes de estos lugares no aceptan está imposición nacen experiencias de resistencia que, a su vez, producen un cambio en la la vida de las personas involucradas.

El objetivo de este dossier es presentar un conjunto de propuestas de análisis de casos de conflictos y/o resistencias contra megaproyectos de infraestructura hídrica que se centren en la experiencia de lucha de las comunidades afectadas. Queremos proponer una visión desde abajo, en la que emerjan la dimensión emocional, la consciencia política, y la subjetividad en torno a la lucha colectiva. Superando la visión del NIMBYsmo que considera a las personas que se oponen a estas instalaciones egoístas e irracionales, ya que estarían exclusivamente interesados en defender su “patio trasero”, buscamos perspectivas que reivindican las experiencias y los derechos de los afectados.

Privilegiaremos análisis que se basan en metodología cualitativa y trabajo etnográfico, y que incluyan propuestas sobre cómo analizar estas experiencias desde abajo, abarcando, entre otros, la dimensión emocional y el papel del apego al lugar en las experiencias de resistencia, el empoderamiento de las personas involucradas en movimientos de resistencia, las nuevas prácticas políticas que surgen como resultado de estas experiencias, la creación de “identidades en resistencia”, así como la críticas y reelaboraciones que puedan surgir hacia conceptos como el de democracia, progreso y desarrollo.

Fecha limite para la recepción de los artículos: 30 de agosto de 2013
Fecha prevista para la publicación: Junio y Diciembre 2014
Idiomas aceptados: español, inglés, italiano, francés y portugués.
Normas editoriales: http://revistaselectronicas.ujaen.es/index.php/atma/about/editorialPolicies – focusAndScope
para mayor información consultar:

http://revistaselectronicas.ujaen.es/index.php/atma/index
Atentamente
Inmaculada Simón
Universidad Autónoma de Chile


Searching for donations: Help Us Expand H-Net’s “Reviewing Revolution”

Dear H-Net Readers:

Twenty years ago some folks called it a "revolution" in reviewing. Indeed, the numbers are astonishing:

* over 30,000 book reviews
* 350 volunteer review editors
* works from almost 1400 publishers
* 20,000 reviewers
* average review length of 1,000 words
* over 200,000 page views a month at H-Net Reviews

Reviewing is essential to scholarship and is an honored tradition. H-Net broke down barriers with online reviewing not by displacing existing print outlets, but by expanding and democratizing the practice — attracting graduate students, junior scholars, as well as more senior field experts into a collaboration that unleashed the power of networks to critique and highlight new research.

And now, with our new content platform in development, we will be able to categorize, tag, feed, and discuss reviews more directly and accurately.

Making H-Net Reviews work requires a significant investment of labor, space, and funding. In addition to the countless hours volunteered by dedicated review editors, we must manage and mail an inventory of thousands of books and maintain a staff of clerks and copy editors. Our generous host at Michigan State University provides us with essential space, but the rest of this cost must fall upon us.

*The next time an H-Net Review appears in your inbox or browser, please remember the dedication and effort behind that resource, and help us keep H-Net Reviews free and accessible to everyone.* Please join your colleagues who have contributed what they can to our Spring 2013 donations campaign. Please visit:

http://h-net.org/donations

where you can make a tax-deductible donation via check, credit card, or by phone.

Thank you for your generosity and your support for H-Net!

Robert

Robert Cassanello, PhD
Vice President, Research & Publications
H-Net: Humanities & Social Sciences Online
Reviewer: H-Florida, H-Urban, H-South
Assistant Professor of History
University of Central Florida
mailto:robert.cassanello
https://www.h-net.org/people/person_view.php?id=124253


Southern Hemisphere Economic History Summer School

4th Southern Hemisphere Economic History Summer School
Montevideo, 9-13 December, 2013
A joint venture with the universities of Barcelona, Stellenbosch (South Africa) and Wageningen (Netherlands) allows in this occasion the Economic History Program, Universidad de la República, Uruguay, to announce the 4th Southern Hemisphere Economic History Summer School (SHEHSS IV).
In this occasion the SHEHSS IV is willing to attract postgraduate students working on the economic history of developing regions, particularly of Africa and Latin America, in order to stimulate comparative studies.

We aim to gather together a group of 15-20 students, who will present their own research, discuss and comment other student´s papers, receive comments by invited scholars and attend a set of lectures.

Organizers:
Luis Bértola (Economic and Social History Programme, Uruguay: lbertola )
Johan Fourie (University of Cape Town, South Africa: johanf )
Ewout Frankema (Wageningen University; ewout.frankema )
Alfonso Herranz (Universidad de Barcelona: alfonso.herranz )

Registration
Interested students have to send a message to phes , with the following details:
- Title and abstract of the paper/chapter/research project
- Short CV
- Institution where postgraduate studies are taking place
- Name of the supervisor
- Conditions to attend the meeting (airfare, lodging, etc.)

The deadline for the submission of applications is July 30, 2013, for foreign attendees. Students of Uruguayan programs have time until October 30.

The SHEHSS IV is not able to provide financial support to attend the meetings, but will arrange cheap and convenient accommodation in Montevideo for those attending the summer school.

Welcome to Montevideo!!!!
The Organizers
With the support of:
The Economic and Social History Program, Universidad de la República
The Dutch Science Foundation VIDI-project “Is Poverty Destiny?”
Xarxa de Referència d’R+D+i en Economia i Polítiques Públiques; Catalunya
The Economic History Society of South Africa


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