Thesis: Calculating and Governing Risk in Times of Crisis: 1930s-2010s

Histoire Eco
Association Française d’Histoire Économique (AFHE).

Chers et chères collègues,
Je me permets de vous faire suivre cette annonce de soutenance à forte dimension historique par son objet si ce n’est par son jury.
Bien cordialement,
CL.

Cher-e-s collègues,

J’ai le plaisir de vous annoncer ma soutenance de thèse de sociologie de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de Northwestern University intitulée :

"Calculating and Governing Risk in Times of Crisis: The Role of Credit Ratings in Regulatory Reasoning and Legal Change (1930s – 2010s)".

Vous trouverez ci-dessous les informations concernant le lieu et l’horaire précis de la soutenance. Si vous pensez être présent au pot de soutenance, je vous remercie par avance de bien vouloir me prévenir.

Cordialement,

Pierre Pénet

IHEID, Genève

Département d’histoire internationale

Thèse de Sociologie

Pour l’obtention du grade de Docteur en sociologie / Phd in Sociology de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de Northwestern University.

Présentée et soutenue publiquement par

Pierre PENET

Soutenance organisée le 24 novembre 2014 à partir de 16h à SciencesPo Paris, Observatoire sociologique du changement, 98 rue de l’Université, salle Laveau, 75007 Paris.

Jury :

-Olivier Borraz, directeur de recherches CNRS, Centre de sociologie des organisations, Sciences Po,

-Bruce Carruthers, John D. and Catherine T. MacArthur Chair and Professor of Sociology, Northwestern University (directeur),

-Louis Chauvel, professeur des universités et chercheur associé, Observatoire sociologique du changement, SciencesPo, et professeur de sociologie FNR-PEARL, Université du Luxembourg (directeur),

-Wendy Espeland, Professor of Sociology, Northwestern University,

-Michael Loriaux, Professor of Political Science, Northwestern University (rapporteur),

-Grégoire Mallard, Associate Professor of Sociology and Anthropology of Development, Graduate Institute of International and Development Studies, Geneva (rapporteur)

Calculating and Governing Risk in Times of Crisis: The Role of Credit Ratings in Regulatory Reasoning and Legal Change (1930s – 2010s)

Située à l’articulation de la sociologie de l’économie, de l’histoire de la finance et de la sociologie de la connaissance, cette thèse présente une analyse du rôle de la notation du crédit dans la régulation financière, et plus largement, du rôle de l’incertitude et de l’incomplétude juridiques sur les anticipations économiques des acteurs financiers. Le cadre d’analyse de la recherche se résume en quatre points. Premièrement, la thèse rompt avec une lecture strictement intellectualiste de l’action publique et présente une approche de la régulation financière par ses instruments, empruntant ainsi l’approche pragmatiste développée par les social studies of finance et par la nouvelle sociologie économique d’inspiration américaine. Deuxièmement, l’hypothèse centrale de la recherche est que les instruments réglementaires sont à la fois des techniques de connaissance et des outils juridiques. Aussi, ce sont les frictions qu’occasionnent les deux activités parfois contradictoires de calculer et de gouverner qui donnent au changement réglementaire sa dynamique historique. Troisièmement, prenant l’exemple de l’usage de la notation dans la supervision financière comme dispositif de calcul et technique de gouvernement, la thèse propose une histoire de longue durée (1865-2010) de l’activité réglementaire sur les marchés financiers aux Etats-Unis et en Europe au travers de cinq régimes de régulation (régime statutaire, d’appel, disciplinaire, fictionnel et contractuel). Quatrièmement, l’originalité de la recherche est de combiner une approche macroscopique du changement réglementaire avec une approche méticuleuse de plusieurs courtes séquences historiques durant lesquelles d’importantes innovations réglementaires ont vu le jour, notamment le New Deal aux Etats-Unis et la crise de la dette souveraine en Europe. Ainsi, en plus de définir les contours de cinq régimes réglementaires, la thèse analyse la façon dont les régulateurs se sont saisis de la notation financière comme "mécanisme d’embrayage" afin d’opérationnaliser la transition d’un régime à un autre.