Thèse – A. Albert Consommation de masse et consommation de classe.

Histoire Eco Association Française d’Histoire Économique (AFHE).

Pour information. Bien cordialement,

Christelle Rabier
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maîtresse de conférences en sciences sociales, Ehess

Histoire de la médicalisation européenne, 14e-19e siècles

Chers amis et collègues,

J’ai le plaisir et l’honneur de vous inviter à la soutenance de ma thèse de doctorat d’histoire contemporaine, intitulée : ​​
Consommation de masse et consommation de classe. Une histoire sociale et culturelle du cycle de vie des objets dans les classes populaires parisiennes (des années 1880 aux années 1920).

Le jury sera composé de

Madame Florence Bourillon, Professeure à l’Université de Paris-Est Créteil

Monsieur Christophe Charle, Professeur à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne

Monsieur Dominique Kalifa, Professeur à l’Université de Paris I – Panthéon-Sorbonne

Monsieur Olivier Schwartz, Professeur à l’Université Paris Descartes

Madame Anne-Marie Sohn, Professeure émérite de l’École Normale Supérieure de Lyon.

La soutenance aura lieu le vendredi 28 novembre 2014 à 14h à la Sorbonne, en salle Picard (Sorbonne, entrée au 17 rue de la Sorbonne, escalier C, 3ème étage)

Vous êtes chaleureusement invité.e.s au pot qui suivra, afin de l’organiser au mieux, je vous serais reconnaissante de bien vouloir m’indiquer votre venue avant le 20 novembre, par retour d’email.

Bien cordialement,

Anaïs Albert

Résumé de la thèse : Des années 1880 aux années 1920, Paris est le théâtre d’un élargissement significatif de la consommation, rendu possible par l’augmentation globale des revenus des classes populaires et par la mise en place de médiations nouvelles (le crédit et la publicité). On peut parler d’une première phase de la consommation de masse. Cependant ces objets, les manières de se les procurer, de les user et de les aménager restent intégrés au sein des modes de vie et des quartiers populaires. Il s’agit donc d’une consommation de classe qui se manifeste à la fois dans l’usage de choses et dans la conception de la valeur des biens. Les objets dans les classes populaires sont souvent des « consommations transitoires », pris entre le crédit à l’achat et le prêt sur gage. Leur possession est fragile et les transactions qui les concernent sont au point de jonction de multiples rapports de domination. Enfin, cette consommation de classe s’exprime dans la coexistence temporelle, spatiale et sociale de deux modèles : d’une part, se met en place progressivement un système de consommation nouveau fondé sur le développement des grands magasins de crédit et l’achat d’objets neufs, à prix à fixe. Mais d’autre part, cette modernité commerciale coexiste pendant toute la période avec des pratiques de circulations, d’usages, d’acquisitions alternatives, celles des objets d’occasion, usés, réparés, récupérés ou marchandés. Les savoirs pratiques associés à la nécessité sont toujours mobilisables pour l’ensemble du groupe social, comme le prouve la résurgence d’un rapport traditionnel aux choses dans la période de grande difficulté qu’est la Première Guerre mondiale dans la capitale.

Invitation soutenance Anau00EFs Albert.pdf