AFHE: Empires et réseaux marchands – Méditerranée et atlantique

Histoire Eco
Association Française d’Histoire Économique (AFHE).

L’AFHE (Association française d’histoire économique) vous donne rendez-vous à Blois

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EMPIRES ET RÉSEAUX MARCHANDS – MÉDITERRANÉE
ET ATLANTIQUE
TABLE RONDE
11H30 – 13H – AMPHI DENIS PAPIN, INSA
La confrontation des recherches sur les réseaux commerciaux (empires grecs antiques, portugais, africain et ottoman) a pour objet de dégager les mécanismes communs et les divergences par-delà les frontières géographiques et chronologiques traditionnelles.
INTERVENANTS
Véronique CHANKOWSKI, professeure d’histoire grecque à l’université Lumière-Lyon 2
Dora DE LIMA, docteure en histoire moderne à l’université Paris 1
David DO PAÇO, post-doctorant au Centre et Département d’histoire de Sciences Po Paris
Ingrid HOUSSAYE MICHIENZI,
Florence Gould Fellow – The Harvard University Center for Italian Renaissance Studies (Italie)
MODÉRATION
Manuel COVO, maître de conférences en histoire moderne à l’université de Warwick (Royaume-Uni)
COORDINATION
Natacha COQUERY,
professeure d’histoire moderne à l’université Lumière-Lyon 2

La table ronde se propose de réfléchir aux interactions entre réseaux marchands et empires sous l’Antiquité, au Moyen-Âge et à l’époque moderne (XVI-XVIIIe siècles). Le commerce a été l’un des moteurs majeurs des expansions impériales et des constructions coloniales à différentes époques et dans différents contextes. Cependant, le rôle des réseaux marchands dans ces processus s’avère très ambigu : ces réseaux ont bien souvent accompagné les constructions impériales, tout en les subvertissant et en les redéfinissant. Penser en termes de réseaux permet de s’affranchir d’un modèle centre-périphérie qui rend bien peu compte des dynamiques locales, des phénomènes diasporiques et des situations de contact interculturel. Les échanges multidirectionnels compliquent en effet une définition de l’empire fondée sur la hiérarchie et la différenciation des peuples. Les réseaux marchands peuvent institutionnaliser et renforcer des formes de dépendance, tout en établissant des relations d’interdépendance à l’intérieur d’un même empire et par-delà les frontières. Se pose dès lors la question des allégeances et des loyautés impériales à l’échelle individuelle et collective.

Comment les réseaux marchands s’ajustent-ils à la variété des contextes locaux et comment négocient-ils avec des institutions impériales à leur profit ou pour les contourner ? L’Empire constitue-t-il un élément important dans l’établissement du crédit nécessaire au commerce de longue distance ? A l’échelle d’une ville, d’un port, ou d’une région transfrontalière, comment la rencontre du fait impérial et de la présence marchande se matérialise-t-elle aussi bien dans l’urbanisme que dans la vie sociale ? Les réseaux de contrebande sont-ils vraiment les ennemis des empires ? Quel est le lien entre la violence des empires et celle du commerce dans sa forme la plus extrême – à savoir la traite d’esclaves ? Y a-t-il en somme une spécificité du rapport entre réseau marchand et empire ? Les migrations, mais aussi la circulation de biens et d’informations mettent en jeu la réalité des empires – empires de papier ou empires marchands. La confrontation de recherches portant sur les empires hellénistique, portugais, africain et français permettra de dégager des mécanismes communs, mais aussi des divergences par-delà les frontières géographiques et chronologiques traditionnelles.

https://afhe.hypotheses.org/7509